Player cavalefaire
Emotion
Un des moins de treize ans est resté après l'entraînement pour me dire qu'il avait pas envie de jouer samedi. J'ai commencé direct avec ça va le faire et il a fait une tête qui disait justement non. J'ai été un peu embêté. D'habitude il suffit de parler du match et ils sont repartis. Là il voulait surtout pas décevoir son père qui vient le voir. Je lui ai dit qu'on pouvait en reparler avant de décider. En rentrant j'étais moins léger que d'habitude, pas triste mais préoccupé par ce gamin qui s'excusait de pas avoir envie. J'ai même oublié de raconter les buts à ma copine.
Mind
Pour la terrasse mon père veut qu'on commence un samedi matin tôt et qu'on voie combien on avance. Moi je voudrais quand même tout mesurer avant d'acheter les lames, pas finir avec la moitié du jardin en chantier et personne libre le week-end suivant. J'ai fait un croquis sur une enveloppe puis ma copine a demandé où on mettrait la table. J'avais dessiné une terrasse mais pas ce qu'on ferait dessus. On a sorti les chaises sur l'herbe pour essayer. Ça a déjà changé deux dimensions. Le chien du voisin nous regardait comme si on faisait un apéro sans rien à boire. Pas complètement faux.
Body
J'ai aidé à ranger les buts après l'entraînement des petits. Sur le moment rien de spécial puis dans la voiture mon épaule droite était toute chaude. J'avais surtout montré les tirs au lieu de laisser les gamins essayer. Classique. À la maison je me suis mis sous la douche et l'eau dans le cou m'a bien détendu. J'avais faim comme après un vrai match alors que j'avais couru trois fois la largeur du terrain. Ma copine dit que parler fort dépense aussi. Possible parce que j'étais rincé. J'ai mangé trop vite et fini avec le hoquet. Grand sportif, petite digestion.