Player portesbattantes
Body
Au marché j'ai pris davantage de légumes que prévu et le chariot était bien plein pour rentrer. Dans la petite côte j'ai ralenti, je sentais mon souffle plus court mais je n'étais pas pressée. Une dame m'a proposé de tirer le chariot, j'ai préféré qu'on marche ensemble, c'était plus agréable. Mes genoux étaient moins raides qu'au départ, comme souvent quand j'ai déjà fait un bout de chemin. En arrivant j'ai pris l'ascenseur, pas question de monter les courses à pied pour faire la fière. Mon mari a rangé pendant que j'enlevais mes chaussures. J'avais les pieds chauds, les joues fraîches, et envie d'une bonne tartine avant de penser au repas.
Emotion
À la buvette, une petite fille est revenue me dire que son chocolat était très bon. Elle tenait le gobelet à deux mains avec un sérieux qui m'a fait rire. Je lui ai dit merci, puis j'ai été contente pendant un bon moment pour si peu. Ce n'est pourtant pas une recette extraordinaire, on ne va pas ouvrir un restaurant avec ça. Ensuite une ancienne collègue est passée et nous avons bavardé sans voir l'heure. J'aime ces après-midi où je rends un service et où je vois du monde, sans courir d'un bout à l'autre. En rentrant j'ai raconté le chocolat à mon mari. Il a dit que le sien attendait toujours. Je lui en ai fait un aussi.
Mind
Je regarde le programme de notre excursion en autocar et je me demande surtout à quel moment on pourra se promener tranquillement. Il y a plusieurs visites qui ont l'air bien, mais enchaîner les salles et remonter aussitôt dans le car, je connais mes limites. Mon mari veut tout faire puisqu'on a payé. Moi je trouve qu'on a aussi payé pour passer trois jours agréables, pas pour cocher toutes les cases. Nous avons entouré chacun ce qui nous intéresse, et finalement ce sont presque les mêmes choses. Il reste une visite où je préfère attendre dehors avec un café. On demandera si c'est possible, ça ne devrait pas être une affaire.